Sylvie voulait créer une maison spacieuse, pratique, conviviale. C’est un pari très réussi pour cette première construction du réseau. C’est simple, la maison d’à côté c’est le cabinet médical, et de l’autre côté c’est la boulangerie. La supérette est à deux pas et il ne faut pas aller beaucoup plus loin pour trouver le premier bistrot pour aller boire un café. La maison est quant à elle hyper bien pensée : l’ascenseur est central, la pièce commune ouverte sur la salle à manger et la cuisine, et chaque chambre dispose d’une ouverture vers l’extérieur que ce soit via un balcon ou une terrasse, un agencement qui vas permettre de retrouver ce mode de vie partagé entre senior. La Maison Marguerite de Torfou, c’est super pratique.
A la base je fais la comptabilité de l’exploitation agricole de mon mari. En 2020, j’ai eu envie de faire quelque chose qui me ressemble à moi, avec un projet social et la responsabilité d’être chef d’entreprise. En rencontrant des personnes âgées qui parlaient de leur solitude, puis en visitant une maison partagée dans une autre région, je me suis dit : « C’est ce qu’il faut faire. » Il y a un besoin. Ce n’est pas fait pour tout le monde, mais pour certaines personnes, ça change vraiment le quotidien.
J’ai imaginé cette maison pour qu’elle soit pratique avant tout : neuve, bien placée dans le bourg et près de tout. Je voulais penser aux choses simples mais qui sont importantes : un ascenseur, la climatisation, une bonne isolation, des espaces où l’on peut circuler facilement et vivre confortablement.
Je tenais aussi à ce que chacun puisse garder son indépendance. Les habitants ont leur chambre, un accès au jardin ou à une terrasse et des espaces pour recevoir leurs proches. Ils peuvent inviter leur famille ou leurs amis à déjeuner dans un coin plus tranquille, sans être forcément avec tout le monde. Et pour une visite, la véranda permet de se retrouver dans un espace agréable.
Ici, on vit ensemble, chacun à sa façon. Il y a les jeux à 17 heures, la belote, les promenades, les films quand il fait trop chaud ou trop froid, et les sorties. Quand on arrive quelque part, les gens disent parfois : « Ah, c’est la Maison Marguerite qui est de sortie ! » Et ça leur plaît. Ils sont contents de former un groupe, une équipe !
Aujourd’hui, je suis à ma place. Les familles ont des questions, j’apporte des réponses, quand je ne sais pas je cherche une solution. Il y a de la confiance. C’est donnant-donnant.
Sylvie
On parle de nous