Jocelyne a vu son père vieillir sereinement dans la Maison Marguerite de Tence, la première du réseau. Heureux. Entouré. Vivant, jusqu’au bout. Ça marque. Alors quand l’idée de créer une maison chez elle, en Moselle, a germé, elle n’a pas hésité longtemps. Cousine de Jacqueline, cofondatrice du réseau, elle sait d’où vient le projet et sait ce qu’il porte. À Rurange-lès-Thionville, une grande maison ancienne attendait une nouvelle histoire. Jocelyne lui en donne une, chaleureuse, accueillante, portée par un courage discret et une conviction simple : ce qui a été bon pour un père peut l’être pour d’autres. La Maison Marguerite de Rurange-lès-Thionville, c’est la preuve que les belles histoires voyagent.
Le projet Maison Marguerite, c’est quelque chose qui me trottait dans la tête depuis un bon bout de temps.
En 2016, mon père a vécu pendant un an dans la Maison Marguerite de Tence. J’y ai découvert un lieu chaleureux et vivant. Un endroit où l’on se sent bien dès qu’on pousse la porte. Très vite, je me suis dit : « C’est génial ! C’est exactement ce genre de projet que j’ai envie de porter, un projet qui a du sens et qui est utile ! »
Alors j’ai cherché une maison. Longtemps.
Je voulais un lieu avec de l’espace, du cachet, une âme. Et puis j’ai trouvé cette ancienne ferme lorraine de 1858, en plein cœur de Rurange-lès-Thionville.
Le 1er mai 2026, nous avons ouvert la maison. Je voulais recréer une ambiance familiale, joyeuse, chaleureuse. Une maison où l’on partage, où l’on rit, où chacun trouve sa place.
Je répète souvent aux colocataires : « Servez-vous, vous êtes chez vous ». Au début, une dame n’osait pas ouvrir les placards. Et puis un jour, je l’ai vue se servir naturellement. Cette petite scène, pour moi, représente énormément : elle se sentait enfin chez elle !
Les colocataires viennent éplucher les légumes (mais aussi discuter !). Avec Pierre, notre maître de maison, il y a des moments incroyables. Un jour, je les ai trouvés en train de jouer au golf dans la maison. On fait des crumbles qui disparaissent dans la journée. Pierre prépare des financiers dont tout le monde réclame la recette, Marie-Christine, notre autre fée du logis, sert l’apéritif sur la terrasse. Les familles passent boire un café. Et puis chacun apporte un peu de son histoire : des petits meubles, de la décoration, des souvenirs. C’est parfois un joyeux méli-mélo, un peu kitsch aussi… mais c’est chaleureux. Et surtout, ça ressemble à ceux qui vivent ici.
Quand je vois tout ça, je suis fière de voir que la joie de vivre est bel et bien au rendez-vous.
Jocelyne
On parle de nous