Maison pour personne âgée autonome : quelle solution choisir ?

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« On ne voit vieillir que les autres »

« On ne voit vieillir que les autres » écrivait André Malraux dans Les Chênes qu’on abat en 1971. On ne voit vieillir que les autres. Méditons.

Se sentir vieillir est pourtant bien humain, un passage inexorable de nos vies où certaines de nos capacités diminuent, où l’on abandonne petit à petit habitudes, gestes autrefois simples, devenus trop compliqués. On ne voit vieillir que les autres, et pourtant nous vieillissons tous. Et lorsque l’on se sent diminuer, mais que l’on garde la conviction de rester debout, actif, autonome, qu’en est-il de notre logement, de notre quotidien et de notre maison ?

Celle-ci devient souvent trop grande, mal adaptée à la mobilité, parfois isolée. Le nid douillet, souvent fruit d’une vie de labeur devient inconfortable, il est temps de déménager. Mais que choisir ? Comment changer de cadre sans tout abandonner ? Préserver sa liberté ? Conserver son autonomie ? On entend de plus en plus parler de maisons pour personnes âgées autonomes, de colocations seniors, d’habitats partagés… serait-ce une solution ?

Qu’est-ce qu’une maison pour personne âgée autonome ?

Premièrement, une maison n’est pas une résidence, distinguons les deux. Dans une maison, il y a un toit, des chambres, des salles d’eau, une cuisine, une buanderie, un séjour, un salon, un jardin… c’est un habitat de droit commun. Une résidence est un ERP (Établissement Recevant du Public) où coexistent espaces privés sous formes d’appartements et espaces communs (salle de restaurant, couloirs, hall d’entrée…).  Le sens des mots a son importance, nous en avons fait un article : ICI

Ensuite, une maison pour seniors autonomes est un habitat spécifiquement conçu et organisé pour accueillir des personnes vieillissantes, permettant à chacun de préserver son indépendance tout en profitant d’un cadre sécurisé. On entend souvent parler de maison partagée, ou de colocation senior. Il existe aussi d’autres formes d’hébergements que sont les MARPA, foyers logements, résidences autonomie.

Maison Marguerite de Saint-Etienne

Les différents types de logements adaptés aux personnes âgées autonomes

Comparatif des types de logements pour seniors : résidences autonomie, foyers logements, MARPA et colocations seniors
Critères Résidences autonomie Foyers logements MARPA Colocations seniors
Type de logement Appartements privatifs regroupés avec espaces communs Logements privatifs avec services collectifs Petites unités de vie rurales, appartements privatifs avec espaces communs Grandes maisons avec chambres personnelles avec espaces de vie partagés
Public visé Seniors autonomes et semi-autonomes Seniors autonomes à mobilité relativement bonne Seniors ruraux autonomes ou en légère perte d’autonomie Seniors autonomes souhaitant partager un cadre convivial et familial
Capacité d’accueil Moyenne à grande (50 à 150 logements) Moyenne à grande (30 à 100 logements) Moyenne (moins de 25 logements) Petite (5 à 10 habitants par maison)
Services inclus Animation, sécurité, restauration collective, parfois aide ponctuelle Sécurité, animations, restauration occasionnelle, entretien des espaces communs Services d’aide à domicile, personnalisation, restauration collective, animations Accompagnement quotidien personnalisé, animations régulières, présence rassurante permanente
Environnement Urbain ou périurbain Urbain principalement Rural exclusivement Centre ville ou village, proche des commodités, ambiance chaleureuse et familiale
Tarifs Modérés à élevés selon les prestations proposées Modérés, souvent accessibles financièrement Modérés, accès facilité par soutien public Compétitifs, généralement inférieurs aux autres solutions grâce au partage des coûts
Avantages principaux Indépendance combinée à une sécurité renforcée et une vie sociale organisée Autonomie préservée, simplicité, tarifs accessibles Cadre rural apaisant, fort soutien individuel Vie en collectivité chaleureuse, esprit familial, prévention de l’isolement
Exemple concret Résidences autonomie gérées par des collectivités locales Foyers logements municipaux ou associatifs Maison d’accueil rural pour personnes âgées (MARPA) Maisons Marguerite

Comment choisir le bon type de logement ?

Penser à soi et à ses besoins est essentiel pour choisir le bon logement. Anticiper sur le futur aussi. Quelques questions à se poser :

  • A quel point suis-je autonome ?
  • Ai-je besoin d’un accompagnement quotidien ?
  • Ai-je besoin d’une aide pour les gestes de la vie courante tels que les tâches ménagères, la cuisine, les courses ?
  • Ai-je besoin d’une aide personnelle pour la mobilité, l’habillement, les transferts ?
  • Que préférai-je ? Une grande structure ? Une petite habitation ? Un appartement ? Une maison partagée ?
  • Et demain ? Dans quel environnement souhaitai-je vieillir ?
  • Quel est la place du médical dans ma vie ?
  • Quel est mon budget ?
  • Quel est mon environnement familial ?

Dans tous les cas le choix du logement est une démarche personnelle, et il est important d’anticiper car un cadre adapté permet facilement d’ajouter de la vie aux années. De nombreuses solutions existent, correspondant à tous les profils et besoins.

Maison Marguerite de Chadrac

Pourquoi choisir une colocation senior comme alternative ?

Faire le choix d’intégrer une colocation seniors telle Maison Marguerite c’est décider de vire chez soi, entouré, dans un cadre familial intime et respectueux, adapté et accompagné. Vieillir au sein d’une colocation c’est aussi bénéficier d’un environnement privilégié et attentionné où le rythme de chacun est respecté et où de nombreuses solutions peuvent être mises en place lorsque l’aide au quotidien devient nécessaire.

La liberté est fondamentale, car partager son quotidien ne veut pas dire abandonner ses habitudes : comme chez soi, on entre et on sort quand on veut ; comme chez soi, on décide de son rythme ; comme chez soi, on reçoit la famille lorsque l’on en a envie.

Le partage est quotidien, car vivre à plusieurs sous le même toit incite à l’échange, à l’attention mutuelle. Certaines amitiés se lient, parfois des caractères ne sont pas forcément compatibles, c’est aussi un choix chez Maisons Marguerite de proposer des logements de 9 à 10 personnes : il sera beaucoup plus facile de trouver des affinités dans un petit groupe que dans un cercle trop restreint (4-5 personnes) ou trop large.

Le cadre de vie, rassurant et adapté est pensé pour privilégier le confort de tous. Partager une grande maison permet de vraiment se sentir chez soi.

Un cadre familial et convivial

Au sein d’une colocation senior telle qu’une Maison Marguerite, l’humain est au centre. De par la dimension de l’habitat premièrement, car en partageant un toit à 9 ou 10, il est facile de bien se connaitre, de veiller les uns sur les autres, de faire communauté.

Ensuite, la table prend une dimension particulière, les repas sont choisis ensemble, préparés sur place avec l’aide quotidienne de la maitresse de maison, afin de satisfaire tous les goûts, toutes les envies, tous les régimes. Parfois les légumes proviennent du jardin et les œufs du poulailler…

Et puis la vie quotidienne, animée par le projet de vie de la maison permet de tisser des liens, de prévoir des projets collectifs ou individuels, facilités par le(a) référente de vie de la maison. Ils peuvent être très nombreux et variés selon les envies, motivations et personnalités des colocataires. Ici, l’idée n’est pas « d’animer » comme on peut l’entendre en Ehpad ou Résidence, mais bien de vivre ensemble des expériences et instants du quotidien.

Une solution pensée pour les personnes âgées encore actives

« On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux » écrivait Henri Matisse pour nous rappeler la nécessité de rester actif au quotidien. Quel que soit l’âge, la clé d’une vieillesse sereine passe très souvent par les interactions sociales, par un environnement stimulant, par un cadre adapté et bienveillant. Au sein d’une Maison Marguerite, nous avons toute la liberté pour rester maître de notre quotidien car de nos attentes personnelles aux projets collectifs, tout est mis en place afin que chacun se sente vraiment chez soi, en vie.

Faire le choix de rejoindre une colocation lorsque l’on est encore autonome nous permet d’être déchargé des tâches domestiques, de la logistique d’une maison devenue inadaptée, d’un quotidien isolé.

Les critères d’admission dans une maison partagée pour séniors

Intégrer une maison partagée, c’est d’abord une démarche personnelle. Il ne s’agit pas de remplir des cases, mais de se sentir prêt à vivre autrement. Il faut pouvoir gérer les gestes du quotidien, se déplacer sans aide constante, et avoir envie de participer à une vie collective. La clé, c’est l’autonomie, mais aussi l’élan : l’envie sincère de partager un lieu, de s’investir dans une ambiance conviviale, de respecter le rythme des autres tout en gardant le sien. Ce n’est pas un lieu de soins, c’est un lieu de vie — et ce choix doit venir de soi, à un moment où l’on ressent que vivre ensemble peut apporter plus de présence, plus de chaleur, et un vrai sentiment d’appartenance

Vous trouverez plus d’informations sur la page évoquant les conditions pour vivre dans une Maison Marguerite.

Combien coûte une maison pour personne âgée autonome ?

Quand on commence à réfléchir à un lieu de vie adapté, la question du budget revient vite. Et c’est bien normal. Vivre dans une maison partagée comme les Maisons Marguerite, c’est choisir une alternative entre le domicile classique, souvent devenu trop grand ou trop vide, et les structures plus encadrées comme les résidences services ou les EHPAD.

En résidence services, les loyers démarrent autour de 800 à 1 000 € par mois, mais à ce tarif-là, tout n’est pas inclus. Il faut ajouter les charges, les repas, les services… et l’addition grimpe vite. En EHPAD, les coûts sont plus élevés — en moyenne 2 300 € par mois — parce qu’il s’agit de structures médicalisées, nécessaires quand la dépendance s’installe.

Dans une colocation senior, on partage les frais du quotidien tout en gardant un vrai cadre de vie. Au sein des Maisons Marguerite, le reste à charge dépend de la zone géographique essentiellement, il pourra être autour de 1600 € en zone rurale et frôlera les 2000 € en zone urbaine. Ce prix inclut le logement, les repas, les charges courantes, et surtout une vraie vie de maison. Pas de prestations cachées, pas de mauvaises surprises : juste un quotidien partagé, simple et à taille humaine.

Quelles aides financières sont disponibles ?

Choisir de vivre en maison partagée, c’est opter pour un mode de vie convivial et solidaire. Et pour que cette décision soit aussi sereine sur le plan financier, plusieurs aides peuvent venir alléger le budget mensuel.

L’Aide à la Vie Partagée (AVP)

L’AVP est une aide individuelle destinée aux personnes âgées de plus de 65 ans qui font le choix de vivre dans un habitat inclusif. Elle finance le projet de vie sociale et partagée, en soutenant l’animation et la coordination des temps de vie collective. Le montant peut atteindre jusqu’à 10 000 € par an et par habitant, selon les projets et les départements. Cette aide est versée par le Conseil départemental, en partenariat avec la CNSA .

L’Allocation de Logement Sociale (ALS)

L’ALS est une aide au logement versée par la CAF, destinée aux personnes qui ne peuvent prétendre ni à l’APL ni à l’ALF. Elle est attribuée sous conditions de ressources et dépend de la situation du demandeur, du logement occupé et des ressources du foyer. Une simulation peut être effectuée en ligne sur le site de la CAF.

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)

Destinée aux personnes de 60 ans et plus en perte d’autonomie (GIR 1 à 4), l’APA aide à financer les dépenses liées à la dépendance, que ce soit à domicile ou en établissement. Elle est attribuée sans condition de ressources, mais son montant varie en fonction des revenus du bénéficiaire. Pour une demande, il convient de se rapprocher des services du Conseil départemental.

Le crédit d’impôt pour les services à la personne

Faire appel à une aide à domicile peut ouvrir droit à un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12 000 € par an, majorée de 1 500 € par membre du foyer âgé de plus de 65 ans. Ce crédit d’impôt est accessible même aux personnes non imposables, et s’applique sur le montant des dépenses restant à charge après déduction des aides perçues.

Où trouver une maison pour personne âgée autonome ?

Pourquoi choisir Maisons Marguerite ?

Parce qu’ici, on ne parle pas de placement, mais de lieu de vie. Les Maisons Marguerite, ce sont de vraies maisons, à taille humaine, où l’on vit ensemble sans jamais renoncer à son autonomie. Le modèle est unique : une colocation pensée pour les personnes âgées, où chacun trouve sa place, son rythme, son espace, et surtout, une ambiance simple et chaleureuse, comme à la maison.

On y entre parce qu’on en a envie. Pour retrouver de la présence, du lien, du quotidien partagé. Et parce que l’accompagnement y est bienveillant, sans médicalisation, mais toujours attentif. C’est une autre manière d’avancer, entouré, libre, et respecté. Une maison où l’on se sent bien, parce que tout est pensé pour que ce soit vraiment chez soi.

FAQ : Réponses à vos questions fréquentes

Qui peut vivre dans une maison pour personne âgée autonome ?

Les maisons partagées comme les Maisons Marguerite accueillent des personnes âgées encore autonomes dans leur quotidien. Il ne s’agit pas de soins ou de dépendance, mais d’envie : celle de vivre autrement, de rompre avec la solitude, de retrouver une ambiance de maison et un rythme de vie collectif tout en gardant son indépendance. Ce n’est pas une structure imposée, mais un choix de vie assumé.

Oui, bien sûr. Certaines chambres sont pensées pour accueillir un couple. L’essentiel, c’est d’avoir la volonté commune de vivre dans un cadre partagé, de participer à la vie de la maison et de respecter l’équilibre collectif. Vivre ensemble… à deux, et avec les autres.

Dans une résidence autonomie, chacun vit dans son propre appartement, avec des services proposés autour. Au sein d’une Maison Marguerite, on partage bien plus qu’un toit : la cuisine, les repas, les discussions, les petits gestes du quotidien. Ici, la vie collective est au cœur du projet, sans être imposée. C’est un modèle plus familial, plus proche, où la maison reste une maison.

La meilleure façon de se faire une idée, c’est de venir visiter. Il suffit de prendre contact avec l’équipe via notre site ou par téléphone. Nous pouvons organiser une visite, rencontrer les habitants, sentir l’ambiance… et voir si vous vous y projetez. Car chez nous, rien ne remplace une vraie rencontre.

Prêt(e) à découvrir une maison qui vous ressemble ?

Envie d’un quotidien plus doux, plus vivant, plus simple ? Et si la prochaine étape, c’était une vraie maison, chaleureuse et partagée, où l’on se sent bien dès le pas de la porte franchi ? Nos maisons sont là, partout en France, prêtes à accueillir celles et ceux qui veulent vivre autrement, mais ensemble.

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